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JAMES BLUNT @ Adidas Arena (20/02/25)

Vingt ans après la sortie de Back To Bedlam, James Blunt revient célébrer l’album iconique qui l’a révélé au monde. Devant une Adidas Arena remplie d’âmes nostalgiques, l’artiste britannique s’apprête à offrir une soirée riche en émotions et en surprises. RockUrLife était là et vous fait revivre ce concert (déjà) historique comme si vous y étiez.

Chesney Hawkes : l’éclaireur nostalgique

Dès 20h, l’Adidas Arena s’éveille sous les accords pop rock de CHESNEY HAWKES. One-hit wonder des années 90, l’Anglais doit ce soir démontrer qu’il ne se résume pas à un unique succès. Accompagné de quatre musiciens, dont son fils à la guitare, il délivre une performance efficace, bien que manquant parfois de dynamisme. Seule la rare apparition d’une légère disto secoue un public encore timide. Il faut dire que la disposition assise dans la fosse, conférant à l’Arena un aspect de salle des fêtes, ne plaide pas en sa faveur. Hawkes met l’accent sur son nouvel album, Living Arrows, prévu pour le 28 février, avec notamment “LOUD”, une ballade où il s’installe au piano. Mais l’envie ne suffit pas vraiment et la mayonnaise ne prend pas. La prestation du Britannique est sauvée par le final “The One And Only”, où lui et son groupe parviennent (enfin) à faire chanter un public, il faut bien l’avouer, à moitié conquis.

Back To Bedlam : un voyage dans le temps

À 21h, l’obscurité regagne l’Arena. Un clip retrace les grands moments des années 2000, déclenchant une ovation éclair pour la frasque d’un célèbre footballeur. Une ferveur qui monte d’un cran lorsque JAMES BLUNT et ses musiciens prennent possession de la scène de l’Adidas Arena. Guitare acoustique en bandoulière, l’Anglais démarre Back To Bedlam dans son ordre original avec “High”. La machine à remonter le temps est lancée : nous voilà transportés en 2004 ! Loin de revisiter ses morceaux, le dandy privilégie une interprétation authentique et chaleureuse, accompagnée de clips d’époque et de projections des musiciens en fond. Sans être trop puissant, le son des cinq musiciens est rond et parfaitement équilibré. Mais c’est bien la voix de James Blunt, toujours aussi maîtrisée dans les aigus, qui attire les foules. Ce n’est pas un hasard si les ballades “You’re Beautiful” et “Goodbye My Lover” remportent tous les suffrages dans le public.

Bonne humeur et belles histoires

On se demanderait presque comment James Blunt va réussir à tenir son auditoire après avoir dégainé ses plus grands classiques d’entrée de jeu. Mais le showman a plus d’un tour dans son sac et profite de ce concert anniversaire pour replonger dans la genèse des morceaux de Back To Bedlam. Fidèle à son humour ravageur et à son franglais décomplexé, il livre l’histoire croustillante derrière “Billy”. Un titre qui prend une tout autre saveur une fois son contexte dévoilé. Mais aussi une respiration nécessaire avant le final “No Bravery”, plaidoyer bouleversant contre les horreurs de la guerre en ex-Yougoslavie. Ce moment suspendu soulève l’Adidas Arena et rappelle que Blunty ne se résume pas à un éternel farceur ou à une simple machine à ballades. Ancien officier de l’armée britannique, l’artiste puise aussi dans les eaux troubles de son passé pour nourrir l’authenticité de sa démarche.

Quand la nostalgie succède à l’euphorie

Sans transition, James Blunt entame la deuxième partie du set avec “I’ll Take Everything”, amorçant une montée en puissance progressive. Exit la pure nostalgie, cette seconde partie du concert bascule dans une énergie résolument festive. “Carry You Home” et “Postcards” s’’nchaînent, transformant l’Arena en un immense chœur. Ce dernier morceau, joué au ukulélé, finit de briser la retenue du début de soirée en mettant tout le monde debout. Et d’accord. L’ambiance devient euphorique avec “Coz I Luv You” de Slade, pendant lequel Blunt s’offre un bain de foule et multiplie les poignées de mains. Sur “OK”, l’Anglais orchestre carrément un sitting géant qui explose en sauts frénétiques ! Qui l’aurait cru ? L’Adidas Arena se transforme en piste de danse géante, et l’énergie ne retombera plus jusqu’au final. Pendant près de deux heures, le dandy démontre un sens du show bien rodé et une maîtrise parfaite de son lien avec le public.

Le meilleur pour la fin

Le rappel ne se fait pas attendre, et lorsque Blunt remonte sur scène, il frappe fort. “Bonfire Heart” embrase une dernière fois l’Adidas Arena avant que “1973” ne vienne clore la soirée sous une pluie de lumières dorées. Ce concert anniversaire aura prouvé une chose : vingt ans après Back To Bedlam, James Blunt touche toujours les cœurs avec la même sincérité et la même générosité. Chapeau bas, l’artiste.

James Blunt Setlist Adidas Arena, Paris, France 2025, Back to Bedlam 20th Anniversary

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