
Après une annulation de tournée en 2023 et la sortie de son album You Still Got Me à l’automne 2024, la voix emblématique de Beth Hart résonne à nouveau à Paris, sur la scène mythique de l’Olympia à l’occasion de deux dates. Le mardi 3 mars 2025, pour sa deuxième date, les fans se rassemblent afin de vivre une soirée mémorable.
Wille And The Bandits
Le groupe anglais WILLE AND THE BANDITS ouvrent le bal avec une prestation captivante. Accompagné du guitariste Harry Mackaill, les deux musiciens jouent assis. Wille jongle habilement entre sa guitare hawaïenne et ses guitares sèches, tout en assurant une base rythmique avec une grosse caisse feutrée et un tambourin. Sa voix, à la fois cassée et chaleureuse, oscille entre des rugissements puissants et des moments de douceur délicate. Au fil des morceaux, notamment “Four Million Days” et “When The World Stood Still”, le duo parvient à transporter le public dans une ambiance envoûtante. La soirée se termine en beauté avec une reprise de “Cross Road Blues” de Robert Johnson, laissant l’audience sur une note exaltante.
Beth Hart
C’est confortablement installé dans les fauteuils de l’Olympia que nous commençons le concert. La salle est plongée dans le noir tandis que “The Heat Is On, Parts 1 & 2” des Isley Brothers résonne afin d’accompagner l’entrée des musiciens et de BETH HART. La scénographie, minimaliste mais efficace, met en valeur des jeux de lumière qui dansent sur des draps de papier mâché blanc. Le concert débute avec deux reprises magistrales de Led Zeppelin, “When The Levee Breaks” et “Good Times Bad Times”, révélant d’emblée la puissance vocale de Beth et son incroyable maîtrise des vocalises. Avec la première chanson de son propre répertoire “Tell Her That You Belong To Me”, Beth se balade dans la salle établissant un lien intime avec le public conquis, puis remonte vers son piano. Elle interprète des morceaux de son répertoire, des anciens morceaux tels que “Tell Her That You Belong To Me” et “Bottle Of Jesus” mais aussi des titres de son dernier album You Still Got Me (2024) comme le percutant “Machine Gun Vibrato”.
Ode au rock et au blues
Le concert sonne comme un ode à la musique blues et rock. Avec ses setlists toujours surprises et diversifiées, on ne sait pas à quoi s’attendre mais on sait que l’on va être enchanté par la voix de Beth et la performance de ses musiciens. Entre reprises de Randy Weeks (“Can’t Let Go”) à Etta James (“I’d Rather Go Blind”) puis ses propres morceaux rocks comme “Rub Me For Luck”, “Suga n My Bowl”, Beth et ses musiciens nous délivrent un véritable performance. Ces derniers ont tous une occasion de briller et se montrent particulièrement attentifs aux réactions de Beth qui dicte le rythme. Les solos de guitares de Jon Nichols notamment sur “House Of Sin” sont des moments de pure magie, tandis que le bassiste Tom Lilly brille en l’accompagnant sur sa contrebasse pour “Woman Down” et “Without Words In The Way”. Puis le percussionniste Bill Ransom apporte une dynamique rythmique impressionnante (notamment des clochettes) tout au long du set.
Un spectacle unique et euphorique
Lorsque les quatre musiciens se retrouvent au devant de la scène, le concert se transforme en un véritable hommage à la musique, avec une setlist riche et variée qui surprend et enchante à chaque instant. Beth se tourne dos à nous pendant la reprise de Etta James “I’d Rather Go Blind” pour admirer ses musiciens et les applaudir avec nous et nous donne un réel sentiment de partage et d’euphorie. Au rappel la chanteuse demande au public un chewing-gum à la nicotine avant d’être stoppée net par son mari et manager Scott Guetzkow. Elle lui dédit la chanson “My California” qui nous vaut un moment d’émotion lorsque ce dernier vient l’étreindre affectueusement. La soirée s’achève sur une standing ovation avec “Savior With A Razor”, laissant l’Olympia vibrer d’une énergie euphorique.
Cette soirée avec Beth Hart à l’Olympia fut bien plus qu’un simple concert : c’était une célébration de la musique, un moment de communion entre l’artiste et son public, et un témoignage de la richesse émotionnelle que la musique peut offrir. L’Olympia repart le cœur léger, marqués par la puissance de la voix de Beth et l’authenticité de sa performance.
C’était super ,on a vécu ça en famille
Quel talent et quelle femme …..